DCODD
Lancé à l'été 2008 par le collectif Microtruc, le projet DCODD se propose d'apporter un regard nouveau sur les lieux familiers de la capitale.
DCODD est un projet de playlists vidéos localisées. Des nuages de codes 2D sont tagués sur les trottoirs de carrefours parisiens (Carrefour de l'Odéon, Place de la Bastille, Place du Châtelet, Place de Clichy, Place Gambetta, Place d’Italie, Place Jussieu, Place de la Nation, Place de la République, Place Saint Michel, Montparnasse, Place de l'Opéra). Tous les deux mois, un nouvel artiste constitue une playlist. Chaque vidéo de cette playlist est associée à un carrefour.
Playlists des Films DCODD sur Youtube
Mode d'emploi :
- Votre téléphone doit posséder une caméra et une connexion Internet.
- Vous devez avoir téléchargé le logiciel adéquate (gratuit) au préalable sur votre téléphone : vous pouvez le télécharger en passant par votre ordinateur personnel >> ici ou en le téléchargeant directement depuis votre téléphone en tapant l'url >> mobiletag.com/download, vous pouvez aussi envoyer un SMS avec comme mot clef "TAG" à ce numéro : +33.661.714.961.
- Il vous suffit ensuite de capter le tag à l'aide du logiciel et la vidéo se téléchargera automatiquement sur votre téléphone portable.
Chaque artiste invité compose une playlist vidéo que le promeneur découvre en scannant à l'aide de son téléphone portable des codes 2D disposés dans les espaces publics.
Vidéo de Linda Suthiry Suk sur le thème de l'errance :
"Mon travail se réapproprie l'errance d'une héroïne d'un film d'Agnès Varda à travers Paris, Cléo de 5 à 7. L'action du film se déroule en temps réel. Cette errance est un questionnement temporel et existentiel. A partir d'un extrait d'une minute du film, je décompose l'image et recrée 12 vidéos de la même durée. Ces vidéos forment ainsi une mosaïque temporelle d'une minute. Chaque plan décomposé porte en lui un cadrage différent sur un détail de la scène. L'errance devient une errance formelle dans le cadre en ouvrant une brèche dans ses infimes détails. La scène décomposée se démultiplie ainsi en se rattachant à chaque lieu. Elle est à l'image d'un pli qui se déploie à l'infini.Le spectateur, en récoltant les différentes vidéos de place en place, participe à l'errance et peut ainsi reconstituer la scène originelle dans son imaginaire."
L'ensemble des playlists du projet DCODD est disponible sur le site.
L'ensemble des images du projet DCODD est disponible sur Flickr.
publié le 25 January 2009 04:14 PM
Une nouvelle venue sur le site : Gilda Fiermonte
Gilda Fiermonte nous fait découvrir le Château de la Brosse-Montceaux (près de Montereau).![]()
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Je vous invite à lire son blog : Traces et trajets.
Paris et proche banlieue, un petit tour dans l'air du temps et quelques courtes fictions pendant qu'on y est.
publié le 7 December 2008 10:46 PM
Champ-Contrechamp sur Panoramio
Panoramio est un site web de partage de photographies géopositionnées. Certaines photos mises en ligne par les utilisateurs sont visibles depuis Google Earth, elles viennent enrichir l'information visuelle du lieu : ce sont en général des photos prises au sol, créant une mise en perspective avec les vues satellite de Google. Les photos sélectionnées dans Google Earth sont choisies pour leurs qualités documentaires.
publié le 1 July 2008 07:02 PM
Exposition de Christian Nold : East Paris Emotion Map, jusqu'au 28 juin 2008
Christian Nold, artiste-chercheur britannique, s’attache à la façon dont les gens réagissent émotionnellement à leur environnement. Depuis quatre ans, plus de 1500 personnes, de Rotterdam à San Francisco sont passées par ses ateliers biomapping pour imaginer une cartographie urbaine du stress. En avril, et pour la première fois à Paris, c’est à Ars Longa que s’est tenu un atelier, dont on peut voir le résultat à la galerie (67 Avenue Parmentier 75011 Paris) jusqu’au 28 juin : une carte émotionnelle de l’Est parisien, une projection 3D et une vidéo du workshop.
publié le 20 June 2008 07:30 PM
MySpace, un projet artistique de BlueScreen
On connaît sa rue, on l'a fait sienne. La première fois que nous l'avons traversée elle ne signifiait probablement rien, mais désormais, sans même que l'on y pense, c est sa rue.
On connaît bien sûr sa ville. Ses rues que l'on a pratiquées à longueur de journées et qui lui donnent ce quelque chose de familier.
Sa ville on la connaît sans avoir eu besoin de l'apprendre. On l'a apprivoisée, on l'a en quelque sorte construite, en la pratiquant, en répétant incessamment les mêmes parcours, en tirant des lignes, en repoussant progressivement les limites de notre territoire sur l'inconnu qui l'entoure.
Cet inconnu, bien qu'il figure sur les plans imprimés de sa ville, n'appartient pas à sa ville. Nous ne vivons pas réellement dans le Paris, le Shanghai ou le New York qui se dessine sur la carte mais dans son Paris, son Shanghai ou son New York: des réseaux de rues, d'espaces, qui communiquent entre eux en fonction de notre propre expérience de ces villes.
La carte d'une ville ne représente pas la cité que nous connaissons, qui nous semble nous appartenir, mais l'environnement dans lequel elle s'inscrit. Entre les rues que nous y reconnaissons se trouvent une multitude d'espaces qui nous sont étrangers, dans lesquels nous n'avons jamais mis les pieds et qui n'ont d'existence pour nous que d'une façon abstraite sur le papier. Ces rues appartiennent à la ville de quelqu'un d'autre, pas à la sienne. Nul besoin d'ailleurs d'un tel plan pour évoluer au sein de sa ville, pour pratiquer les rues que nous connaissons "par coeur". Le plan ne devient utile que lorsque l'on se rend en marge de sa ville, dans une rue qui ne nous appartient pas encore. Si le plan d'une ville constitue un outil permettant l'extension de sa ville, il n'en est pas à proprement parler représentatif. L'objectivité de la représentation du plan peut d'ailleurs avoir quelque chose de tout à fait étranger à celui qui n'a pratiqué sa ville que « de tête » sans jamais en avoir vu de représentation cartographique.
Mais que serait alors une représentation de sa ville ?
Je vais dans 48 heures me poser dans une ville de plusieurs millions d'habitants, que je connais pas encore et qui semble partiellement avoir échappé à la représentation cartographique. Absente de l'ensemble des moteurs de cartographie en ligne, démunie de carte numérique publique, il semble même impossible de s'en procurer un plan imprimé qui soit exhaustif. Ceux qui y vivent n'ont d'ailleurs que faire de plan, ils parcourent les rues grâce à leur propre modélisation, mentale et subjective, de leur espace...
Constamment accompagné d un récepteur GPS il me sera toutefois possible à chaque instant de connaître et d'enregistrer très précisément ma position dans l'espace.
Le GPS est une technologie permettant de définir avec précision sa position sur le globe (exprimée par sa latitude, longitude, altitude) grâce à l'analyse de données émises par une constellation de satellites en orbite autour de la Terre. Cette technologie est généralement utilisée par le grand public, pour repérer sa position sur un plan et ainsi pouvoir suivre un itinéraire donné au coeur par exemple d'une ville qu'il ne connaît pas.
Sur l'écran qui accompagne le récepteur GPS c'est donc généralement en premier lieu un plan de l'espace qui nous entoure qui est affiché, puis c'est notre propre position au sein de cet espace qui est représentée... à condition bien sûr qu'il existe un plan de l'espace dans lequel nous évoluons.
Mais que serait alors un GPS sans plan?
Sans plan le GPS nous indique bien notre position mais au sein d'un espace vierge, un point sur une feuille blanche. Il ne peut guère plus nous permettre de nous situer dans le réseau de rues de la ville dans laquelle nous nous trouvons, et peut de ce fait sembler en premier lieu totalement inutile, voir presque absurde.
Si un GPS sans plan n'est plus un outil à se repérer, il peut cependant devenir un outil à tracer, à faire surgir du noir une image de sa ville. C'est précisément la vocation du projet MySpace.
Construit quotidiennement et exclusivement à partir des enregistrements de mes déplacements dans cet espace inconnu le plan qui sera/est présenté ici constitue jour après jour une représentation de ma ville. Chaque soir l'ensemble de mes déplacements de la journée, enregistrés grâce à un capteur GPS, viendra s'ajouter a la carte. Celle-ci se dessinera ainsi petit à petit parallèlement à ma découverte de cette ville et rendra en permanence, non pas une représentation objective de la nouvelle ville dans laquelle je vis désormais, mais bien l'état de ma ville à un moment donné : l'ensemble des rues, des places, des espaces que j'aurai pratiqués et qui fonderont ma propre conception mentale de cette ville.
Pour en savoir plus sur l'artiste et ses projets, visitez son site BlueScreen.
publié le 17 June 2008 10:13 AM